des Finances de la France. 411
de rente, pour fatisfaire aux intérêts desemprunts que les préparatifs de la guerre ,les dépenfes de chaque campagne, & lepayement des dettes auraient rendu nécef-faires ; & confidérons enfuite rapidement,les différents emplois que le Gouvernementeut pu faire d’un femblable revenu, non-feulement pour l’augmentation de la félicitépublique, mais encore pour l’accroiffemeutde la force militaire.
La dillribution que je vais faire, n’in-dique point mon opinion fur un pareil par-tage : mais dans un calcul de ce genre, jeveux aller au - devant des objections , enmontrant comment les différents vœux qu’011Forme dans une monarchie , tantôt pour lebonheur , & tantôt pour la puiffance , au-raient été parfaitement Satisfaits.
Je vois d’abord, qu’avec dix-huit mil-lions de revenus annuels, on eut pu , enapprochant les compagnies de leur état com-plet, augmenter l’armée de cinquante milleSoldats, & de eux à douze mille chevaux.