404 Ue l’Administration
prefque jamais mérité toute l’admirationqu’on leur a prodiguée ; & j r oferois dire-au moins, que lorfqu’un État eft parvenu àun degré éminent de puiffance & de fplen-deur , c’eft faute d’un coup-d’œil affez gé-néral , c’eft faute d’une jufte connoiffancede fes moyens & de fes reiïburces 5 qu’onfe livre à des inquiétudes continuelles, &qu’on foumet la durée de la tranquillitépublique à tant de fpéculations incertaines,Je ne craindrai point même d’obferver en-core , que chez de telles nations, c’eft unvéritable malheur pour les peuples , quandpar une forte d’efprit d’imitation, le Gou-vernement s’habitue à n’appercevoir la forcedes États que dans ces liens extérieurs, dontla contexture & la combinaifon forment lafcience politique. Alors les idées les plusfubtiles fur l’équilibre de puiffance , devien-nent les penfées prédominantes, & cellesqui occupent continuellement l’attention;alors naiffent ces fréquentes guerres de ri-valité j dont une première rend la fécondé
j
(
t ,
\