Finances de la France. 31 y
digne de nos fentiments de juftice & d’hof-pitalité, d’effacer entièrement les traces d’undroit qui ne paroît plus applicable aux teinspréfents , qui contrafte avec les mœursFrançoifes, & qui choque les principesd’une adminiflration éclairée. En effet ,comment ces fuccefhons éparfes , qui detems à autre échoyent à notre domaine ,pourroient-elles être miles en balance avec^cette circulation de capitaux, de confomma-tions & d’induftrie , qu’il nous elt fi impor-tant de féconder & d’attirer de toutes partsau fein de nos États ?
Confidérant donc que l’heureux climatde la France , fes produirions diverfes, &cette liberté fage dont nous voulons fairejouir conftamment tous ceux qui vivrontfous notre Gouvernement, font autant d’a-vantages qui promettent à notre Royau-me de nouveaux habitants & de nouvellesricheffes , nous ne faurions voir qu’avecpeine, l’exercice d’un droit qui porteroitobftacle à l’influence favorable de ces di-