’jo G De l’Administration
pour I’adminiftration , qu’un emprunt dece genre feroit fufceptible de fuccès. Je croisque la même idée feroit encore applicable àces époques malheureufes, où la défenfe duRoyaume, un danger éminent, & d’autrescalamités générales, réuniroient tous les fen-timents, tous les intérêts, & crééroient danscet inftant un efprit public.
Ainfi, lorfque dans les dernieres annéesde fon régné , Louis XIV vit fon Royaumemenacé ; lorfque des ennemis altiers olerentlui impofer pour prix de la paix , des condi-tions à jamais humiliantes ; lorfque ce grandMonarque enfin , juftement indigné , fe dil-pofoit à marcher lui-même à la tête de fianoblefle ; fi dans cet inftant il eut ouvertun emprunt national & patriotique , pourfuppléer aux befoins d’une campagne abfolu-ment néceftaire , je ne doute point que mal-gré le défordre & la défiance qui régnoientalors , les François emportés par un mou-vement généreux , n’euflent, à l’envi, prispart a un emprunt de ce genre , d’autanf