des Finances de la France. 303
préfents qu’on étaloit à fes yeux, tu as beauétendre ce que tu m'offres , il ne peut pointcacher ce que tu me demandes.
Les fitnples dons des particuliers , nsfont pas, non plus, une reffource raison-nable; on avoit voulu les exciter, vers lafin de la guerre , & une foufcription qu’onavoit ouverte dans la capitale , s’étoit, jecrois, montée à deux ou trois mille louis *que le Gouvernement a fagement refufés*Il me femble donc , qu’il faudroit recourird’une toute autre maniéré aux effets du pa-triotifme, torique la difpofition des efpritspermettroit de s’y fier, & lorl'que le ralen-tiffement du crédit arrêteroit le cours desmoyens ordinaires. Laiffant donc errer mai penfée fur une pareille circonftance , il m’qj femblé , que pour tirer un véritable parti du: zele national, & pour le faire paroître dans
toute fa pureté, on pourroit recourir à un enn\ prunt d’un genre nouveau , fans doute ; mais! dont le fuccèsferoit peut-être fort grand. Cetj emprunt, qui mériterait le nom de patrie-^