De l’Administration
302
des municipalités de leur foumiffion ; maisquand ils vont au-devant de pareilles dif-pofitions , on ne peut alors s’empêcherd’obfcrver , qu’eux feuls ont auprès duGouvernement, le mérite de l’emprefTe-»ment ; tandis que la charge des nouveauxtributs eft fupportée par le peuple , dontjjls ne font point les mandataires : & l’onne doit jamais faire les honneurs que de fapropre fortune. Les compagnies de financerépondent aulfi quelquefois, aux infiniua-Lions qui leur font laites * & fe font un mé-rite d’ün ou deux millions, qu’elles donnentou qu’elles avancent, à titre de zeîe natio-nal ; mais il eft aile d’appercevoir qu’un cal-cul politique les y détermine, & de pareilsfacrifices ont donné lieu fouvent à des faveursou à des dédommagements, très onéreux auGouvernement : ce n’eft donc jamais fouscette • forme , qu’il convient de traiter avecces compagnies , ni même avec perfonne ; &je me rappelle à cette occafion, le mot d’unvieux vizir Perfan, à qui l’on apportoit des