296 De l’Administration
de fix cent. On lent facilement, que, fi pen-dant la paix, on trouvoit de tels emplois d’ar-gent, il n’étoit pas poffible de raflembler descapitaux confidérables au milieu de la guerre,en s’aftreignant à n’emprunter qu’en rentesperpétuelles, ou rembourfables à des épo-ques éloignées : ou bien, il eut fallu confentirà des conditions, dont l’excès auroit bientôtdétruit toute efpece de crédit. Je cherchai ce-pendant , & je trouvai le moyen de procurerau Roi des fommes de quelque importance,depuis cinq jufques à fix pour cent d’intérêt;mais ce fut enfaifant ufage de la médiation desEtats, des villes, du clergé, & de quelques au-tres corps, qui jouiiïbient d’un crédit particu-lier: ce fut aufil en augmentant la confianceaux enprunts à tems, & en fuppléant, par lachance plus ou moins attrayante des loteries,à ce que je voulois épargner fur le prix del’intérêt. Mais toutes ces reffources ayant étéinfuffifantes, il fallut néceiïàiremcnt recourirà des emprunts en rentes viagères: le Roiles fît, fous mon adminiftration , & au mi-