iego Dï l’Administration
claffe de citoyens, dont les épargnes fontcommunément enfouies.
Enfin, ce qui par-deffus tout, excite lacirculation, c’eft la confiance publique , puif-que cette confiance prévient l’incertitude desprêteurs, & la ftagnation plus ou moins du-rable qui en réfulte. Ainfi, l’adminiftrationdes finances, en augmentant la confiance pu-blique, accéléré la circulation, & en accélé-rant cette circulation , elle renouvelle &multiplie les moyens de prêter; & c’eft ainfiqu’il exifte , entre le crédit Sc la rapidité dela circulation , une aélion & une réaétion dela plus grande importance.
Les remarques que je viens de faire furla circulation de l’argent, peuvent, fansdoute, fixer l’attention fous différents rap-ports ; mais je ne veux pas quitter ce fujet,fans ramener à une confidération dont j’ai-merai toujours, à m’occuper : c’eft que leménagement des intérêts du peuple , s’allieencore , dans cette occafion, aux vues po-litiques, Je dirai donc, que la modération