Druckschrift 
3 (1784)
Entstehung
Seite
262
Einzelbild herunterladen
 

'z6z De l’Administration

perflu d’intérêt qu’on y répartit en chances;un tel jeu n’a rien de repréhenfible , & ré-pand, fans inconvénient , les plaifirs de l’ef-pérance. L’effet du hafard eft de tout mul-tiplier , parce que chacun atteint, par fonimagination , aux bienfaits poflibles de lafortune ; mais fi, par cette raifon , on peutquelquefois avec fagefie , diftribuer par lefort tout ce qui fait un objet d’envie, lesloteries de malheurs , telles par exemple,que le tirage de la milice , font la plus fu-nefte idée que les Gouvernements aient puconcevoir.

J’eulfe fait encore une grande faute rela-tivement au crédit, fi d’après des exemplesantérieurs, j’avois propofé à Sa Majefté defufpendre les rembourfements : car en épar-gnant au tréfor royal cette dépenfe, oneut éveillé les idées de gêne & d’embarras,& l’on eut repoufle une fomme bien plusconfidérable de nouveaux prêts. D’ailleurs,la poflïbilité d’être rembourfé , eft encore,•comme toutes les chances vagues, une idée