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tombe quelquefois , en entendant parler desemprunts publics d’Angleterre. L’ufage duminiftere , elt de remplir conftamment tousces emprunts par foufcriptions : c’eft-à-dire,qu’on les diftribue en entier à de riches fpé-culateurs, qui les revendent enfuite ; &comme on a foin de régler les conditionsde ce traité , de maniéré à préfenter laperfpective d’un bénéfice raifonnable , il ar-rive que lorfqu’on ouvre un emprunt decinq millions fterlings , on entend dire queles foufcriptions fe font élevées à douze ouà quinze; & l’on en conclut, que le Gou-vernement, ayant refufé dix millions , il eftfur de les trouver quand il voudra ; maisl’erreur de ce jugement paroîtra fenfible,en fe rappellant les obfervations que je viensde faire. Ces quinze millions de foufcrip-tions , ne repréfentent point la mefure desfonds que les capitaliftes ont delfein deplacer dans le nouvel* emprunt ; mais uni-quement , la maffe de tous les intérêts qu’onvoudroit prendre à une fpéculation avanta-