des Finances de la France. zfÿ
geufe. Ces foufcriptions fe fiiflent élevéesdavantage encore, fl l’emprunt avoit étémoins confidérable, & fi, au contraire , cemême emprunt eut été de . dix millions , aulieu de cinq , il n’y aurait eu , peut-être ,aucu n fo u fcri pteur.
Quelle eft donc la combinaifon parfaited’un emprunt ? quelle eft l’habileté du mi-niftre ? c’eft d’en déterminer la fomme ,c’eft d’en régler les conditions * dans uniproportion telle , qu’on fe hâte d’y prendrepart, & qu’en même tems, néanmoins , lebénéfice des fpéculateurs foit auflî modéréqu’il eft poflible ; attention importante,non-feulement pour éviter de faire, aufuccès d’un emprunt, des facrifices inutiles;mais plus eflentiellement encore, afin quePempreffement public paroifTe toujours l’ef-fet de la confiance , & que les bornes n’eufoient jamais apperçues.
Il n’eft pas indifférent encore, pour le plusgrand fuccès des emprunts de France , defixer leur ouverture avant l’époque des le-
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