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nourrir. Il faut que dans l’étendue de l'on pou-voir, le Prince imite cette bénigne influence dela nature; la juftice exacte ne fauroit luffire àceux qui n’ont rien à défendre, & qui peu-vent périr de mifere au milieu des loix facia-les", quand ils offrent en vain leur tems & leurs,iervices. C’eft donc la bienfail’ance du Monar-que qui leur elt fur-tout nécelfaire; c’elt ellequi prend foin d’établir, près d’eux, des atte-liers de travail, dans les moments où les occu-pations de la campagne font fùfpendues; c’eltelle qui leur procure d’autres foulagementsdans les événements malheureux & dans lesfaifons rigoureufes; c’elt encore la tendre in-quiétude du Monarque, qui veille fur le prix& fur l’abondance des fubfiltances, & qui tem-père avec flagelle, l’effet des loix, qui n’aflfu- !,rent les fruits de la terre qu’à ceux qui poi-fedent des richeffes. Enfin, c’eft cette même ibienfaifance, qui ouvre des afyîes aux vieillards ■abandonnés, qui affure des fecours aux ma-lades dénués de reffources, & qui prend en-core pitié, dans le fond des prifons, de ceuxque des égarements y conduifent.