des Finances de la France. 223
C’eft par la juftice, que chacun jouit en paixde fes droits ; c’eft par la bonté que le pauvreen acquiert : c’eft par la juftice que les Roisfont refpeiftés; c’eft par la bonté qu’ils fontbénis. Ali ! çes deux vertus, la juftice & la bien-failance, ne font pas de trop pour la grandetâche des Princes : ne confondons point desdevoirs qui iont diftinéts ; il y a place allez,pour les exercer tous, dans le vafte champ desmiferes humaines. Délirons donc la jufticedans les Princes, afin d’alfurer au mérite fa ré-compenfe, & de garantir à chacun fa propriété;mais chériiïons en eux auffi cette bienfaifance,qui doit les rendre attentifs à l’infortune pu-blique , & les engager à la prévenir ou à laloulager. Enfin, fi nous les aimons, fouhaitons-Jeur encore cette vertu, afin qu’ils puifientcpnnoître tout le charme de la puiffîmce.