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3 (1784)
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221
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ues Finances de la France. . 221

nous formons de la bienfaifance ; ceft par leculte que nous rendons à cette perfection, quennous élevant jufques au puilfant moteur delunivers, nous croyons que notre bonheur lin-téreffe,& cette douce perfuafion, nourrit notreefpérance, & adoucit les amertumes de la vie.

On a dit que la juftice étoit la bienfaifancedes Rois : ce mot a eu de la réputation, &dans plufieurs acceptions, je le crois très-exact;mais fous un rapport plus vafte, & en confi-dérant les befoins de la multitude , les limi-tes de fes reffources, & le joug févere impoiepar les loix de propriété, on pourrait dire auffîquelquefois, que la bienfaifance eft la juiîicedes Rois. Un Monarque, lorfquil diftribue desrécompenfes, & lorfquil rend des jugementsou dans fes confeils, ou par la voix de fes tri-bunaux, neft alors quun fouverain arbitre,& il fuffit-de fa juftice; mais dans ladminiftra-tiondun Royaume,le Souverain paraît commeune émanation de lefprit bienfaifant & célefte,qui veille fur les hommes, & qui fait leverlherbe des champs & meûrir les épis, pour les