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plus concourir au bien , ni le féconder, puif-que ce bien leur eft indifférent ; ils ne peu-vent plus s’intérelfer au malheur, puifque cemalheur ne les émeut point; alors s’il fe fait !encore quelques aftes de bienfaifance publi- ;que, ils n’y ont, pour ainfi dire, aucune part: =
c’eft h nation qui encourage; c’eft l’opinion ;
publique qui récompenfe ; & les Princes, f
prelque dignes alors de compaffion , ne con-noiffent plus de leur pouvoir que la terreur •qu’il infpire.
J’aime à m’arrêter fur ces réflexions, non-feulement parce qu’elles ajoutent un nouveauprix aux qualités perfonnelles du Roi, maisauffi, & principalement, parce qu’il y a uneforte de plaifir à penfer, que toujours & par-tout, la bonté elf la première des vertus : c’eft ;par elle , c’eft par la fenlibilité dont elle eftl’effet, qu’il y a un lien entre les hommes ; c’eftpar elle que le riche communique avec l’in-digent, lepuifïant avec le faible , & les Rois javec tous ceux auxquels ils peuvent faire du |bien. Enfin , c’eft par l’idée infinie que nous [