des Finances i>e la France. 2T9
ducation; enfin, s’il confidére que la plupartd’entr’eux n’ont, pour ainfi dire, que fortui-tement de la réflexion & de la prévoyance ; ceeoup-d’œil affligeant, mais vrai, lui fera fentirque les punitions font nécefiàires, pour con*tenir par la crainte & par des exemples pu-blics, les tentations continuelles de la mifere& de l’ignorance ; mais en méme-tems, il re-eonnoîtra , qu’à part cette néceffité , malheu-re ufe pour les Princes, tout femble les inviterà l’indulgence , & que dans le tems où leurfevérité elt obligée de fe déployer, la pitiédoit relier au fond de leur cœur. Que deshommes farouches, & qui n’ont jamais ré-fléchi fur ces différents rapports, envilàgentles coupables comme étrangers à la naturehumaine, & s’imaginent qu’ils peuvent, fousle nom de juftice , les tourmenter en fecret;il faut détefter également, & leur ignorance,& leur barbarie. Mais quand les Souverainseux-mêmes font durs & infenflbles, C’eft unevéritable calamité : il femble alors, que la terrefoit comme frappée de ftérilité; ils ne peuvent