des Finances de ea France. 199
impoffîble de ne pas fentir la juftice de cesdilpofitions; cependant, on éprouve déjà quela néceffité où l’on s’eft trouvé, d’ouvrir denouveaux afyles aux enfants abandonnés, enaugmente le nombre : je Pavois prévu ; maisentre différents maux , on ne pouvoit balan-cer à éloigner avant tout, le facrifice annuelde tant d’innocentes vidâmes.
je ne faurois trop recommander, à cetteoccafion, de fuivre de plus en plus un ufagereconnu généralement aujourd’hui pour lemeilleur ; c’eft de faire nourrir ces enfantsdans les campagnes : les lieux où on les réu-nit en trop grand nombre, deviennent de vé-ritables tombeaux, & par Pinfuffilànce d’unetutele trop étendue, & par les dangereux ef-fets de la corruption de Pair.
En confidérant tout ce que je viens de dé-velopper, fur l’accroiflement fucceffif du nom-bre des enfants expofés, je ne puis m’empê-cher d’inviter les curés & tous les miniitresde PEglife, à redoubler de zele pour détour-ner, par leurs inftrudions, de ces crimes fe-
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