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crets contre lefquels les loix ont ü peu depouvoir- c’eft, dans ces moments, entre tantd’autres, qu’on fent combien le fecours dela religion eft néceiïaire au maintien de l’or-dre public; c’eft bien peu connoître l’imper-fedion de tous les moyens d’adminiftration,que d’être indifférent à ce puiiïant reflort :l'homme éclairé peut aimer la vertu pourelle-même; mais la clafFe nombreufe des hom-mes, dépourvue'des fecours de l’éducation, &déconcertée fans cefl'e par la mifere de fonétat, a befoin d’être foutenue par une idéerapide du bien & du mal, & par un feu ti-ntent de crainte & d’efpérance qui la con-tienne au milieu des ténèbres. Philofophes denotre fîecle, contentez-vous d’avoir concouruà dégager la religion des préjugés d’une dureintolérance; vous aurez un grand tort, fivous voulez davantage : laiffez , lai (fez auxhommes & le frein le plus falutaire, & laplus confolante des penfées.