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3 (1784)
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198
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198 De VAdministration

riveroit à un excès qui frapperait tous lesyeux. Cependant, on ne peut fe défendre dunfentiment pénible, en obfervant que laugmen-tation des foins du Gouvernement, pour feu-ver & conferver cette race abandonnée, di-minue les remords des parents & accroît cha-que jour le nombre des enfants expofés. Lontranfportoit, à Paris, chaque année, deux millede ces enfants , expédiés comme une mar-chandife, de différents lieux, il ne fetrou-voit point détabliffements autorifés à les re-cevoir : ces enfants, dans la proportion de neuffur dix, pe'rifToient pendant la route, ou peude jours après leur arrivée : il nétoit pas pof-fible de prendre connoiiïance dune pareilleviolation des droits de lhumanité, fans cher-cher à y porter remede : le Roi, fur le compteque je lui en rendis, défendit ces tranfportscruels par un arrêt de fon Confeil, & Sa Ma-jefté prit, en même - tems, des précautionspour faire recevoir ces enfants dans les mai-fons de Charité, voiiînes du lieu ils étoientfurpris entre les mains des voituriers. Il efl;