des Finances de la France. 171
vroit, en tems de paix , les attendre avecconfiance , de la juftice & de la bonté duPrince , affîs aujourd’hui fur le trône.
Que fi l’on raiïembloit, cependant, lesdifferents objets que je viens d’indiquer,& fi l’on y joignoit tout ce qui émane dela charité particulière des âmes fenfibles ,on trouverait, fans doute , que les fourniesannuelles, deftinées au foulagement de l’in-fortune, font très-confidérables en France.On a d’ailleurs beaucoup écrit, depuis quel-que tems , fur la mendicité ; mais toutes lesrecherches fpéculatives à ce fujet, rentrentdans la même idée : on propofe un moyeufimple, connu & mis en ufage en partie;c’eft l’établiffement d’atteliers publics, con-venables aux differents fexes & aux diffé-rents âges, & qui ouverts en tout tems,offriraient conftamment des falaires à ceuxqui en auraient befoin ; mais les néceffiteuxdu moment, exiftent par-tout ; & les atte-liers de travail ne finiraient être multipliés enproportion ; mais les occupations qui n’exi-