iGo De l’Administration
gence, parce que tous ceux qui font nés fansfortune, & qui n’ont pu recevoir de leursparents aufli pauvres qu’eux, cette premièreéducation le germe de quelques talents, fetrouvent réduits pour tout hien, a la limpleforce de leurs bras : & c’eft en dévouant cetteforce au lèrvice d’autrui, qu’ils peuvent obte-nir la fubfillance journalière, que la fubdivi-fion des propriétés ne leur a point alfnrée ;mais dans un pays vafte & peuplé, les habi-tants qui n’ont dans leur partage que cette ref-fource incertaine, font en lî grand nombre;chacun en particulier , fe trouve tellementcommandé par les befoins preffants de la vie,que les polfelfeurs des fruits de la terre, fontparvenus facilement à ne donner pour prixd’un travail greffier , que le plus étroit nécef-faire. Cependant, les hommes dont la fortuneeft compofée de ces modiques falaires, ne fecondamnent point à vivre ifolés, une femme& des enfants viennent augmenter leurs be-foins; & dans cette fituation, fi une maladiefurvient au chef de famille, li l’ouvrage fur
lequel