des Finances de la France, ifÿ
CHAPITRE XV.
Sur les dépôts de mendicité.
C3est après s’être entretenu des idées deluxe, de fortune, de grandeurs & de vanité,que par une forte de contrafte , on fe fent en-traîné à fixer un moment fou attention fur lesmiferes humaines. L’eiprit fe complaît danscette oppolition, lorfqu’il jouit du calme dela méditation ; mais au milieu du tourbillondu monde, fa marche eft bien différente ; fou-vent alors, ces miferes nous touchent & nousenvironnent, fans nous occuper; & ce n’eftque dans les circonftances où la fortune nouscontrarie, que nous fongeons au malheur: ilexifte pourtant fans interruption ; il pefe àchaque initant fur une partie immenfe de lanation. Levons nos yeux un moment , pourconfidérer ce trille fpeclacle.
La pauvreté eft malheureufement une desconditions in réparables de l’état de fociété : il yaura toujours des hommes expofés à hindi-