des Finances de la France. i6i
lequel il comptait, eft long-tems interrompu ;enfin, fi la plus légère imprévoyance aggravela détrefle ordinaire, le moment arrive , où illé trouve contraint de chercher une refîourcedans la bienfailance. Quelle pitié ne doiventpas avoir pour ces infortunés, la claflé d’hom-mes privilégiés, qui naiffent environnés desbiens que les droits de fucceflion leur garan-tirent ! enfants de la même nature , quelledifférence n’a pas mis entr’eux la légiflation fo-ciale ! Sans doute, il était indifpenfable de ré-gler les propriétés & les héritages; & fans cetordre confiant & inviolable, la fociété eut étélivrée à des convulfions continuelles, & la loidu plus fort eut par - tout prévalu ; mais lapenfée des riches remonte rarement à cettepremière fource de leurs droits, & ils jouif-fent comme d’un attribut perfonnel, des avan-tages qu’ils ne doivent point à la fupériorité deleur effence, mais à des conventions faites demains d’hommes. Tout fléchit aujourd’hui,fous cet empire, que la fucceflion des temsa confacré ; la foule innombrable qui couvreTome III. L