r îf2 De l’Administration
n’en réfulteroit-il pas une fource continuelled’amertume & de jaloufie, puifque l’hommele plus nouveau dans l’ordre de la nobleffe,jouit de ces privilèges à l’égal des gentil-hommes de la plus ancienne race ? Qu’onme permette même de • le dire , fous unrapport plus général, la fimple raifon n’in-dique point, que la plus grande part auxavantages de la fociété , doive être accom-pagnée de la moindre part aux charges pu-bliques ; le iervice militaire qui compofoitautrefois, l’un des facrifices d’un ordre par-ticulier de l’État, étant devenu un objetd’utilité, de faveur & de préférence , lespremières caufes des privilèges font fenlî-blement altérées ; mais ces vieilles opinionsfont, encore dans toute leur force , & je neconl'eillerois point d’offenfer des prétentionsque le tems a confacrées : on doit feulementavancer , vers un but raifonnable, par desmoyens fages , & à l’abri de toute efpecede réclamations. L’un des motifs qui fonttenir avec tant d’ardeur aux exemptions „