des Finances de la France, ift'-
d’arriver à la noblelfe par la fortune. 11 fau-drait , en même tems, chercher à tempérerun peu les nombreufes prérogatives d’unfcul ordre de la fociété; avantages qui fem-blent hors de toute proportion , lorfqu’onrapproche ces diftinctions du titre originairede ce nombre prodigieux de familles, quin’ont acquis la noblelfe qu’à prix d’argent :on examinerait peut-être alors de nouveau ,fs cette inftitution de nos jours eft bonne ,qui exige deux ou trois degrés de nobleffe ,pour être admis au rang d’officier dans lefervice de terre & de mer ; c’eft trop peu ,fans doute , à l’honneur des vrais chevaliersFrançois, dont les titres fe perdent dans lanuit des tems; & dès-lors , cette même con-dition, ne fait plus que pefer fur des citoyenshonorables par leurs fentiments, à l’avantagede ceux qu’une fortune du fiecle a favorifés.
Il faudrait encore , toujours dans le mêmeefprit, tâcher d’adoucir ces exceptions, qui,jufques dans la diftribution des impôts , dis-tinguent les états & les perfonnes. Comment
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