*12 8 De l’ADMINISTRATION
ou de protection, doit examiner , fi ces pré-tendus fecours ne prendront pas la place,des fonds qu’on lui prête déjà d’une autremaniéré. Cette confidération échappe fansceffe aux miniftres des finances ; & cepen-dant 3 le raifonnement & l’expérience m’ontprouvé, de la manière la plus diftincte, quela plupart des propofitions de ce genre étaientun véritable leurre ; mais quand on n’eftpoint averti, il eft pardonnable de s’y lailferprendre : car l’obfervation que je viens d’in-diquer, quoique très-fimple quand elle eftfaite , ne fe préfente point naturellement àl’efprit. Il faut d’ailleurs , qu’un Gouverne-ment fage, s’applique en tout tems, à lierle crédit dont il veut faire ufage , non pointà la fignature des perfonnes qu’il a clioifiespour intermédiaires , mais à la chofe pu-blique en général. L’adminillration donnemême à penfer , qu’elle ne compte plus éga-lement fur la confiance , lorfqu’elle paroîtattendre bien moins de cette précieufe difipofition des efprits, que du crédit des agents
dont