des Finances-de la France. iaf
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niais fi les profits qu’on fait avec le Roi *font l’origine de cette fortune , eft-ce à•l’étendue de pareils fecours qu’il faut afpi-jter ? non fans doute ; & quand je vois leGouvernement enrichir & multiplier lesfinanciers, dans l’efpoir de fe fervir de leurargent & de leur crédit, je me rappelle letrait de ce marchand de Bagdad, qui ayantfait préfent à fes efclaves de turbans parfe-més d’or, & de robes magnifiques, fut telle-ment faifi de refped, lorfqu’il les en vitrevêtus, que par un mouvement involon-taire , il fe profterna devant eux & imploraleur protedion.
Ce qui fouvent induit en erreur l’admi-niftration des finances , c’eft qu’il n’efl pointde particuliers ni de compagnies, qui, enfe propofant comme nouveaux receveurs,fermiers ou tréforiers, n’aient l’art de pro-*.pofer une avance , ou de s’offrir pour em-prunter quelques millions au nom du Gou-vernement. Mais alors l’adminiftration , enla fuppofant étrangère à tout efprit de faveur