des Finances de la France. 129
dont elle fe fert. Ceux-ci , néanmoins , n’enpeuvent avoir un confidérable , que par uneillufion : car fi le Gouvernement n’etoit pasexaét envers eux , ils ne le feroient pointnon plus dans les engagements qu’ils pren-nent perfonnellement ; cependant , & lesfoa .quiers de la Cour , & les tréforiers, &les fermiers , & les receveurs généraux,s’efforcent à faire envifager leurs emprunts,comme un crédit qui leur eft propre ; tandisque tous ces moyens ne font véritablement,qu’au tant de modifications diverfes du créditpublic : & c’eft en contenant les financiersdans cette jufte idée, qu’ils ne fout jamaisdans le cas de diéter des loix, & d’exigerdes facrifices déraifonnables. Le crédit eft undes plus beaux attributs d’un Gouvernement,quand cette confiance eft due à fa conduite& à fa bonne foi ; & c’eft dégrader une no-ble idée", que de remettre la force d’un em-pire , dans les mains de quelques particuliersenrichis de fes négligences. C’eft ainfi qu’onrend petit ce qui eft grand, & compoie ceTome III. I