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veinent; preuve certaine, que ce crédit peutêtre uniquement fondé fur fa baie naturelle,qui eft l’état des affaires, la connoifiancequ’on en donne , & la conduite foutenued’une adminiftration circonfpede. Il eft heu-reux d’avoir un exemple à préfenter, au fou-tien des bons principes ; car c’eft en les dé-nonçant comme abftraits & fpécuîatifs, &en y oppofant, avec dédain , des préceptestirés d’une {impie routine, que les ennemisdes vérités utiles, ont eu fouvent de grandsavantages.
On a dit quelquefois d’un miniftre : lesbanquiers & les financiers l’aiment, il entirera de grands fecoürS-: quelle chimere !croira-t-on facilement que ce foit Un goût,un penchant, un je ne fais quoi, qui dé-termine leur confiance ; Un vrai fentimentd’eftime , mêlé meme à quelques méconten-tements perfonneis, voilà ce qui vaut mieuxde la part de tous les prêteurs. Je lais bien,que moins les financiers auront de fortune,tk moins ils auront de capitaux à placer 5