des Finances de la France, izf
leur médiation , de nouveaux moyens decrédit. Le premier de ces motifs eft abfolu-ment frivole : la comptabilité eft aufli dis-tincte par la réparation des objets, que parla multiplication des perfonnes. Le fécondprétexte eft mis en avant avec plus d’afïu-rance ; & tous ceux qui veulent multiplier& enrichir les financiers, ne manquent pasde les préfenter comme les intermédiaires in-difpenfables du crédit public : comme fi cecrédit n’avoit pas une force qui lui fut pro-pre, & comme s’il avoit befoin de l’appuid’une diverfité d’agents, qui n’ont part eux-mêmes à la confiance publique, qu’en raifonde leur place & des connexions qu’on leurconnoît avec le Gouvernement. J’ai trouvétoutes ces idées établies, en entrant dansl’adminiftration ; & je crois avoir montré ,par une conduite abfolument oppofée , com-bien une pareille doétrine étoit illufoire. J’aimultiplié les réformes dans la finance ; &cependant le crédit, de quelque maniéréqu’on y ait eu recours, s’eft accru fucceftU