CHAPITRE XII.
Sur les fortunes de finance.
Ce fujet fe préfente naturellement à lafuite des confédérations fur le luxe ; & quoi-que dans le cours de cet ouvrage , j’aie in-diqué déjà un petit nombre d’idées premiè-res , fur la queftion que je vais traiter , jecrois devoir les ralfembler ici, en y joignantquelques réflexions nouvelles.
On donne le nom de financiers, en France laux différentes perfonnes qui font chargéesdu recouvrement des revenus publics, foitcomme receveurs , foit comme fermiers ,foit comme régiffeurs ; & l’on comprend en-core fous la même dénomination, les tré-foriers qui payent les dépenfes de l’Etat, lesbanquiers de la Cour qui rempîiffent le fer-vice des affaires étrangères, & les diverfesperfonnes qui, moyennant un droit de com-miffion, font des avances fur la rentrée plusou moins éloignée des impofitions-.