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de la nature, ni celui des fociétés qu’ils ontà bouleverfer ; il leur fuffit de modifier lesinftitutiona contraires au bien public , detempérer les excès, d’arrêter les abus ; illeur fuffit d’avancer la profpérité générale,félon l’étendue de leurs forces, & d’ajou-ter au bonheur de ceux qu’ils gouvernent,comme chaque homme en particulier peutajouter au lien propre ; ainû , ils ne doiventêtre ni indifférents fur le luxe & fur fes ex-cès, ni ambitieux de l’anéantir entièrement;& peut - être que dans toutes les branchesde l’adminiflration, le bien qu’on peut faire,celui qu’on doit fe propofer, dépendentconftamment, & d’une jufte mefure dans fesdeffeins, & d’une connoiffance exaéte deslimites de toutes les vérités.