des Finances de la France. ïaj
L’on a vu dans le cours de mon minif-tere, que j’avois mis une grande fuite à ref-treindre, & le nombre & les profits de cesdivers agents; & malgré toutes les réclama-tions que j’ai effuyées, je dois avouer, qu’iln’a pas tenu à moi d’être bien plus coupa-ble encore ; mais il étoit impoffibîe, au mi-lieu de la guerre, d’atteindre à la plusparfaite limplicité dans toutes les parties ;parce que les befoins extraordinaires, con-fumant les reiTources du crédit, on ne pou-voit fe fervir de ces mêmes reiTources ,pour rembourfer la plus grande partie desfonds dûs aux compagnies de finance ; &cependant, c’elt la feule maniéré d’être ab-folurnent libre , dans le choix des difpofi-tions les plus favorables à l’intérêt public.Sans doute , il eft peu de difficultés de cegenre, que l’autorité ne puilfe franchir ;mais on ne doit jamais faire ufage de cetteautorité pour des injuftices, & l’on fe for-merait une fauffe idée du bien de l’Etat, fil’on imaginoit qu’en fe proposant un but