des Finances de la France. TiV
dont il eft véritablement la caufe ; & les ad»miniftrateurs ne doivent pas régler leur opi-nion , d’après les déclamations exagérées,auxquelles on fe livre quelquefois fur cettematière : on y préfente le luxe comme lafource de la pauvreté , & cette idée n’eftpas jufte ; la pauvreté eft l’effet de l’inégalediftribution des biens & de l’infuffifance desreffources, auxquelles les hommes fanspropriété peuvent afpirer; mais le luxe eft:pareillement la conféquence de ces difpari-tés de fortune : ainfi le luxe & la pauvretéfe trouvent fouvent enfemble, non commel’effet l’un de l’autre, mais comme le réful-tat commun de l’inégalité des partages. Eliétendant trop loin le rigorifme politique ,<on s’inquiéteroit inutilement, d’une quan-tité de réfultats inféparables du mouvementde la fociété ; & l’on arriveroit peut - êtrejufques à regretter l’invention de la charrue,qui en accélérant les travaux des campagnes,a rendu la part des propriétaires beaucoupplus confidérable. Mais les arts, les fciences,
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