Si i6 De l’Administrat'ioîî
pale eft l’accroiiïement des richeiïes. Maisles réformes, les cenfures, les réglementsfomptuaires , ne font pas applicables auxgrandes monarchies : ces aulférités focialesne pourraient y être maintenues fans desinquifitions infiniment plus dangereufes s lque les abus auxquels on voudrait s’oppofer.Un pays fur-tout, comme la France , où lecrédit eft fi néceflaire, l’efprit de théfauri-fation fi nuifible ; un pays qui, pour fa forceextérieure, a befoin d’entretenir & d’aug-menter fes richefTes ; un pays enfin , qui tirepar fon commerce de fi grands avantagesdu luxe général de l’Europe • un tel paysne pourrait, avec politique, adopter desloix fomptuaires. Il faut nécefiairement „dans les grands États, abandonner un peules hommes au cours naturel des chofes ;la°perfe<ftion eft malheureufement une idéechimérique, & ceux qui gouvernent, commeceux qui font gouvernés , ne l'auraient yatteindre : d’ailleurs , il eft raifonnable dene voir dans le luxe, que les inconvénients