des Finances de la France. ï i 5
des frais, auxquels toutes les grandes liqui-dations judiciaires font alfujetties.
Les loix qui, dans quelques pays, & danscertaines coutumes de France, aiïurent tousles biens d’un pere aux aînés, & celles quiétendent trop loin les fubftitutions , fontfavorables au luxe , puifque ces loix entre-tiennent l’inégalité des richelfes.
La répartition d’une grande partie des im-'pots, fur les objets de faite & de fuperlîuitë,elt une difpofition très-fage; puifque c’eftun moyen propre à diminuer l’effet de lafupériorité des fortunes. Quelques écrivainsont eu tort d’avancer , qu’on n’avoit pascette politique en France. Je ne décideraipoint, fi les impôts fur le luxe doivent leurorigine à.de grandes vues d’adminiftration;mais on ne peut contefter , que cette fortede reffource ne foit depuis long-tems em-ployée : les valets font taxés par la capita-tion ; les chevaux d’équipage , par des droitsétablis fur les denrées deftinées à leur nour-riture ; la table des riches, par des impôtsTome III. H