ziz De l’Administration
mariant avant l’âge de raifon ; le peu detems qu’ils donnent à la connoiffance deleurs affaires ; enfin, l’efpoir de réparer fafortune, les uns ptr les grâces du Souve-rain , les autres par des intérêts dans lesaffaires : toutes ces caufes d’infouciance &de défordre , groffiffent fouvent les dépenfesdes particuliers , en proportion des fourniesqu’ils trouvent à emprunter ; & le dérègle-ment des mœurs & de la conduite, intro-duit ainfi une forte de luxe qu’on peutconfidérer comme étrangère à la difpariténaturelle des richeffes.
On oppoferoit un obftacle à l’accroifïè-ment journalier de cet abus, en accélérantles effets de l’aâion civile envers les débiteursqui manquent à leurs engagements : la con-ceffion trop facile des lettres de furféance, eftfur-tout contraire au but moral qu’on doit fepropofer ; puifque c’eft un moyen de dimi-nuer les dangers attachés au défordre : maisen fe refufant généralement à cette faveur,il faudroit auffi s’occuper de la diminution
des