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naiüànce & leur exaltation. C ; eft à mefureque le tems & la variété des travaux & destalents, ont multiplié les commodités & lesjouilfances ; c^elt à mefure que le commercea rapproché de tous les hommes, les diver-fes productions de la terre & de l’induftrie,que le defîr de la fortune a dû fe généralifer& s’accroître ; & fi l’or & l’argent ont irritédavantage l’imagination, ce n’eft pas à leurquantité que cet effet doit être imputé, maisuniquement à leur qualité de monnoie. Sup-pofons, en effet, que les lignes communs desrichelTes n’euffent jamais exilté, l’on eut cou-ru , je le crois, avec moins d’ardeur après lafortune : tel homme qui franchit fes devoirspour acquérir une fournie d’argent, & pourobtenir une plus grande part de ce gage in-termédiaire de tous les biens, ne l’eut pasfait peut - être, s’il eut été obligé de dirigerfa cupidité vers un objet en particulier :il eut alors comparé le plaifir que donneune parure, un tableau, ou toute autre fortede luxe, avec la honte ou le danger d’une