des Finances de la France.
aftion méprifable; & fa paffion fûrement, eutété moins animée. Mais auflî, celui qui tra-vaille jour & nuit pour augmenter honnête-ment fa fortune , n’eut jamais eu la même ac-tivité , fi les biens qu’il défire, d’une maniéréconfufe, fous l’image de l’or & de l’argent,eulfent toujours pris, à fesyeux, une formeprécife. Ainfi, c’eft d’une idée vague & in-définie, que la monnoie tire une partie defon prix : une quantité quelconque de louisou d’écus, n’eft égale en réalité, qu’à la fommede biens qu’on peut avoir en échange ; maiscomme on recherche, comme on acquiertl’or & l’argent, avant d’avoir déterminé l’u-fage qu’on fe propofe d’en foire, l’imaginationy ajoute ce qu’elle répand par-tout, un attraitde plus.
C’eft donc uniquement, fous le rapport demonnoie, que l’or & l’argent ont pu exciterdavantage l’amour de la fortune, & toutesles pallions qui tiennent à ce fentiment; maisque la quantité de ces métaux précieux eutété plus ou moins conlidérable ; mais que les
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