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3 (1784)
Entstehung
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85
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des Finances de la France.

aftion méprifable; & fa paffion fûrement, eutété moins animée. Mais auflî, celui qui tra-vaille jour & nuit pour augmenter honnête-ment fa fortune , neut jamais eu la même ac-tivité , fi les biens quil défire, dune maniéréconfufe, fous limage de lor & de largent,eulfent toujours pris, à fesyeux, une formeprécife. Ainfi, ceft dune idée vague & in-définie, que la monnoie tire une partie defon prix : une quantité quelconque de louisou décus, neft égale en réalité, quà la fommede biens quon peut avoir en échange ; maiscomme on recherche, comme on acquiertlor & largent, avant davoir déterminé lu-fage quon fe propofe den foire, limaginationy ajoute ce quelle répand par-tout, un attraitde plus.

Ceft donc uniquement, fous le rapport demonnoie, que lor & largent ont pu exciterdavantage lamour de la fortune, & toutesles pallions qui tiennent à ce fentiment; maisque la quantité de ces métaux précieux eutété plus ou moins conlidérable ; mais que les

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