des Finances de la France. 85
périeufement la loi de la néceffité ; lorfqu’onà vu ce qu’exige le befoia de puuTance; lorfi.qu’on a découvert, ce qui importe aux par-lions ambitieufes des Souverains; & lorf-qu’on ne connoît encore aucun moyen pourrendre les fociétés jufies, équitables, & plei-nes de confiance les unes envers les autres,C’eft malheureufement une queftion bien vaine,que d’examiner l’influence de l’or & de l’ar-gent fur la félicité publique. Cependant, pourla confolation de l’humanité, j’effayerai demontrer, qu’entre tous les foins inquiets dela politique des Souverains, celui qui tendà l’accroiflement de la richelTe numéraire,eft moins en oppofition qu’aucun autre, avecle bonheur des hommes. Et d’abord, je neconviendrai point avec les poëtes & les ora-teurs , que cette multiplication de l’or & del’argênt par les tréfors du Nouveau-monde’,ait prêté de nouvelles forces, ou donné unaliment de plus, à l’avarice & à la cupidité :car ce n’eft, ni à la nature, ni à la quantitédu numéraire, que ces pallions doivent leur
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