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3 (1784)
Entstehung
Seite
62
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6'Z De LADMIÎfîSÎRàïtOI

pléer à linfuffifance des notions pofitives.

La balance de commerce, ayant été conf-taminent favorable à la France , lon na ex-porté des efpeces nationales , que dans lesannées le Souverain entretenoit des ar-mées confidérables en Allemagne & en Italie:lon a pu auffi en Faire fortir de petites quan-tités, lorfquune révolution pallagere dans leprix des changes & des matières dor & dar-gent, donnoit lieu momentanément à cettefpéculation : mais toutes ces efpeces expor-tées , par lun ou lautre des motifs que jeviens dexpliquer, ont rentrer, en grandepartie, dans le Royaume; & je vais tâcher dedévelopper ces propoiitions.

Que dans les tems ordinaires, il ny ait ja-mais lieu de faire fortir de France, la monnoienationale; ceft ce quon fentîra facilement,fi lon confidére, que ce Royaume ayant étéconftamment créancier des autres nations, ily eft entré, chaque année, une fomme con-fidérable dor & dargent, quon a convertieen efpeces courantes aux hôtels des monnoies.