des Finances de la France.
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Les naufrages n’ont jamais pu foire per-dre une foin me importante de ces mêmes efopeces , puiique l’exportation momentanéequ’on en a fait pour d’autres pays de l’Eu-rope, a prefque toujours eu lieu par terre, &les envois d’or & d’argent aux colonies, con-finent principalement en pialfres, ou enmon-noies de Portugal.
Refte à examiner, comme l’objet vérita-blement digne d’attention, quelle eft la par-tie du numéraire, qui, après avoir été expor-tée dans les pays étrangers, n’eft point rentréedans le Royaume: on ne peut, fans doute, enavoir aucune connoilfance précife, puifquela fortie de l’or & de l’argent n’eft point dé-clarée; mais ici, le raifonnement peut fup-
ces de commerce , & le cours naturel des chofes ne le permet-toient: en conféquenee, foit par la médiation de lacaifie d’ei-compte, foit par celle de quelques banquiers, le Gouvernementavoit fait acheter de l’or & de l’argent à des prix fi hauts, qu’ontrouvoit un bénéfice évident à fondre les louis ou les écus , ouà les faire paffer dans l’étranger : mais de telles fpéculatiorrsde la part de l’adminillration, font trop rares heureufement,pour faire une exception remarquable aux principes générauxqu’on vient d’établir. »