des Finances de la France. 6 ÿ
Or, on doit fe rappeller, qu’cn parlant dela fabrication des raonnoies, j’ai montré quele réfultat de cette opération pour les parti-culiers, confiftoit à recevoir pour un marc-d’or ou d’argent, au titre de la monnoie deFrance, un poids de louis ou d’écus, infé-rieur à celui qu’on avoit livré ; & il s’enfuitnécelfairement, que fi les étrangers avoientfait une extraction habituelle des efpeces deFrance , dans le tems qu’ils y envoyoient del’or & de l’argent non monnoié, ils au-raient beaucoup perdu dans un pareil com-merce : car la monnoie de France n’a , dansl’étranger, qu’un prix proportionné à fonpoids & à fon titre ; & ce n’eft que dans leRoyaume qu’elle jouit, du moins pleinement,de la valeur additionnelle, qu’y donne l’em-preinte & l’autorité du Souverain.
Ainfi, par toutes ces raifons, on avance-rait une propofition très-exade, fi l’on difoitque l’importation en France, de l’or & de l’ar-gent , en lingots, ou en monnoies étrangè-res, & l’exportation, dans le même tems,
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