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réalité, afin de s’approprier, en fecret, le bé-néfice attaché à cette fabrication.
Ayant ainfi fait connoître, la fomme descfpeces d’or & d’argent , qui ont été fabri-quées depuis l’époque de la refonte générale,il refte à découvrir quelle partie de ce mêmenuméraire, a pu fe diflîper d’une ou d’autremaniéré. Cette notion , fans doute, eft laplus difficile à acquérir, & l’on ne peut enapprocher que par conjecture.
J’ai déjà montré, qu’on n’avoit jamais fonduen France, que de très-petites quantités demonnoies courantes ; puifque chaque année,depuis 17 26, on avoit vendu aux directeursdes monnoies, une fomme immenfe d’or &d’argent, à des conditions de beaucoup in-férieures , au prix qui pouvoit exciter à fon-dre les efpeces nationales. ( I )
(O Ces raifonnements, cependant, feroient un peu décon-certés , fi l’on renouvelloit foûVent, les feenes prefque ridiculesqui ont été jouées par intervalle, en 1782 & 1783- L’adminif-tration des finances , à qui l’on parloit fans ceffe de la prétenduerareté du numéraire , s’étoit mife en tête de faire entrer dansle Royaume, plus d’or & d’argent, que la mefure de fes créan-