des Finances de la Francs. fç
l’année 1780 , la fabrication des monnoiesd’or s’eft montée à 9f 7 millions 200 millelivres ; & celle des monnoies d’argent, à unmilliard 489 millions 700 mille livres.
En tout , deux milliards 446 millions700 mille livres.
Ainfi, en fuppofant feulement une fabri-cation de f 2 millions 300 mille livres, pen-dant les années 1781» 1782 & 1785 ( &elle a dû être beaucoup plus conüdérable ),la fomme totale du numéraire fabriqué, de-puis 1726 jufques au premier Janvier 1784as’élever oit à deux milliards y 00 millions.
11 n’y a nulle incertitude fur de pareilsfaits; il feroit très-difficile aux direéteurs desmonnoies d’en impofer, vu toutes les pré-cautions qui font prifes à cet égard, & ra-rement en a-t-on conçu le foupçon. Maislors même qu’il y aurait eu quelques infi-délités commifes, ces infidélités ne tendraientpas, h groffir, en apparence , la fomme de lafabrication ; mais à la diminuer au contraire ;c’eft-à-dire , à la repréfenter au-deflous de la