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1 (1861)
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REISE7.JÏ.DER.

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rarement de plomb dont je ne pourrais jamais donnerl’idée avec des paroles. Moi, qui tout h l’heure chance-lais d’ivresse arrogante comme un vainqueur, je reve-nais maintenant abattu et bien malade, comme unhomme brisé. En vérité, ce n’était pas l’effet d’un pa-triotisme subitement réveillé ; je sentais que c’était quel-que chose de plus noble, de meilleur. D’ailleurs, tout cequi porte le nom de patriotisme m’est pénible depuislongtemps. Oui, j’ai pu même jadis prendre en dégoûtla chose elle-même, quand je vis la mascarade de cesnoirs imbéciles qui ont fait du patriotisme leur métierrégulier et ordinaire, se sont accoutrés d’un costumeassorti au métier, se sont réellement partagés enmaîtres, compagnons et en apprentis, et avaient leursalut et leurs signes de passe, avec lesquels ils s’enallaient s’escrimer dans le pays. Je dis s’escrimer, dansle sens le plus canaille de nos patriotes teutomanes;car la véritable et noble escrime, avec le glaive, n’ajamais fait partie des us et coutumes de ce corps demétier. Leur père Jahn, Jahn, le père de la maîtrise,fut, comme chacun sait, aussi lâche qu’absurde pen-dant la guerre avec la France. Ainsi que le maître, laplupart des compagnons n’étaient que des espèces vul-gaires, des hypocrites mal léchés, dont la grossièretén’était pas même de bon aloi. Ils savaient fort bien quela simplicité allemande considère encore aujourd’hui larudesse comme un indice de courage et de loyauté,quoiqu’un regard jeté dans nos maisons de correction