HRISFRILIIER.
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possibles, ils se sont même fait tuer pour ce livre, dontchaque feuillet a coûté des larmes et du sang; c’est lapatrie écrite des enfants de Dieu ; c’est le saint héritagede leur Père céleste — que son nom soit béni ! »
« Ne parle pas tant, » s’écria Van Mœulen, « ça tefera du mal. »
«Et surtout,» ajoutai-je, «ne parle pas du Dieud’Israël, le plus ingrat des dieux qui laisse son peuplelanguir dans une misère séculaire, et pour l’existenceduquel tu t’es battu aujourd’hui. Il n’a pas daigné teprotéger dans ce malheureux duel avec un impie ! »
« O Dieu ! » soupira le petit, et des larmes tombèrentde ses yeux. « 0 Dieu! tu viens en aide à nos en-nemis ! »
« Ne parle pas tant ! » répéta Van Mœulen. « Et toi,Schnabelewopski,» me dit-il à voix basse, «excuse-moisi je t’ennuie; le petit veut absolument que je lui lisel’histoire de son homonyme — nous en sommes auquatorzième chapitre ; écoute :
« Samson étant descendu à Thamnatha et ayant vulà une femme entre les filles des Philistins, »
« Non, » dit le petit les yeux fermés, « nous ensommes déjà au seizième chapitre. Il me semble vraimentque j’assiste à tout ça; que j’entends bêler les brebisqui paissent aux bords du Jourdain; que j ai allumémoi-même les queues des renards, et que j’ai lâchéceux-ci dans les champs des Philistins ; que j ai as-sommé mille Philistins avec une mâchoire dâne. Oh!
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