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1 (1861)
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HRISFRILIIER.

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possibles, ils se sont même fait tuer pour ce livre, dontchaque feuillet a coûté des larmes et du sang; cest lapatrie écrite des enfants de Dieu ; cest le saint héritagede leur Père céleste que son nom soit béni ! »

« Ne parle pas tant, » sécria Van Mœulen, « ça tefera du mal. »

«Et surtout,» ajoutai-je, «ne parle pas du DieudIsraël, le plus ingrat des dieux qui laisse son peuplelanguir dans une misère séculaire, et pour lexistenceduquel tu tes battu aujourdhui. Il na pas daigné teprotéger dans ce malheureux duel avec un impie ! »

« O Dieu ! » soupira le petit, et des larmes tombèrentde ses yeux. « 0 Dieu! tu viens en aide à nos en-nemis ! »

« Ne parle pas tant ! » répéta Van Mœulen. « Et toi,Schnabelewopski,» me dit-il à voix basse, «excuse-moisi je tennuie; le petit veut absolument que je lui liselhistoire de son homonyme nous en sommes auquatorzième chapitre ; écoute :

« Samson étant descendu à Thamnatha et ayant vu une femme entre les filles des Philistins, »

« Non, » dit le petit les yeux fermés, « nous ensommes déjà au seizième chapitre. Il me semble vraimentque jassiste à tout ça; que jentends bêler les brebisqui paissent aux bords du Jourdain; que j ai allumémoi-même les queues des renards, et que jai lâchéceux-ci dans les champs des Philistins ; que j ai as-sommé mille Philistins avec une mâchoire dâne. Oh!

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