REIHEBILDEtl.
333
]•
R
]•
a-
;e
i
iis,
issi
lîi
«te,
iile,
lao-
,»)«
«en
négation d’imperfections humaines, puisque nous neles avons conçues que comme le contraire de la sottise,de l’injustice, de la haine, etc. Mais quand le long VanPitter développait ses idées panthéistiques, arrivaitcontre lui le gros disciple de Fichte, un certain Driksend’Utrecht, qui s’entendait à travailler comme il faut sondieu vague, répandu dans la nature, et partant, toujoursexistant dans l’espace. Il allait jusqu’à soutenir quec’était un blasphème de parler seulement de l'existencede Dieu, attendu qu 'exister était une idée qui supposaitun certain espace, enfin quelque chose de substantiel;que c’était certainement un blasphème de dire de Dieu :Il est; que Y être le plus pur ne pouvait être imaginésans quelque chose de sensible, de fini; que, lorsqu’onvoulait se figurer Dieu, il fallait faire abstraction detoute substance, ne pas l’imaginer sous une formed’étendue, mais seulement comme un ordre des événe-ments; que Dieu n’est pas un être, mais une pure ac-tion; qu’il n’était que le principe de toute action dansl’univers.
A ces mots, le petit Simson avait coutume d’entreren fureur, et courait comme un fou par la chambre encriant à tue-tête : — O Dieu ! Dieu ! cela n’est par Dieupas permis, ô Dieu ! Je crois qu’il aurait rossé le grosFichteen pour l’honneur de Dieu, s’il n’avait pas eu lesbras trop minces. Plus d’une fois il courut réellementsur lui, mais alors le gros Fichteen saisissait les deuxpetits bras du petit Simson, le maintenait tout tranquil-
19 ,
I.