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1 (1861)
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négation dimperfections humaines, puisque nous neles avons conçues que comme le contraire de la sottise,de linjustice, de la haine, etc. Mais quand le long VanPitter développait ses idées panthéistiques, arrivaitcontre lui le gros disciple de Fichte, un certain DriksendUtrecht, qui sentendait à travailler comme il faut sondieu vague, répandu dans la nature, et partant, toujoursexistant dans lespace. Il allait jusquà soutenir quecétait un blasphème de parler seulement de l'existencede Dieu, attendu qu 'exister était une idée qui supposaitun certain espace, enfin quelque chose de substantiel;que cétait certainement un blasphème de dire de Dieu :Il est; que Y être le plus pur ne pouvait être imaginésans quelque chose de sensible, de fini; que, lorsquonvoulait se figurer Dieu, il fallait faire abstraction detoute substance, ne pas limaginer sous une formedétendue, mais seulement comme un ordre des événe-ments; que Dieu nest pas un être, mais une pure ac-tion; quil nétait que le principe de toute action danslunivers.

A ces mots, le petit Simson avait coutume dentreren fureur, et courait comme un fou par la chambre encriant à tue-tête : O Dieu ! Dieu ! cela nest par Dieupas permis, ô Dieu ! Je crois quil aurait rossé le grosFichteen pour lhonneur de Dieu, sil navait pas eu lesbras trop minces. Plus dune fois il courut réellementsur lui, mais alors le gros Fichteen saisissait les deuxpetits bras du petit Simson, le maintenait tout tranquil-

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