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Quand le rôti était tout à fait mauvais, nous dispu- -i*
tions sur l’existence de Dieu. Le bon Dieu avait toujours tSi
la majorité. Il n’y avait dans la société que trois con- tfb
vives qui fussent athées, encore se laissaient-ils persua- pft
der quand on nous envoyait au moins de bon fromage |g;|
pour dessert. Le déiste le plus ardent était le petit Sim- Ha
son, et quand il disputait avec le long Yan Pitter sur ^
l’existence de Dieu , il arrivait souvent à se fâcher, et il ^
■ arpentait la chambre dans toutes les directions, encriant sans cesse : — Par Dieu! cela n’est pas permis.
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Le long Van Pitter, maigre Frison dont l’âme était aussicalme que l’eau dans un canal hollandais, et dont lesparoles glissaient aussi tranquillement qu’un trekschuite,empruntait ses arguments à la philosophie allemande, 1
dont on s’occupait alors beaucoup à Leyde. Il se mo- ^
quait des esprits étroits qui assignaient au bon Dieu une **
existence particulière; il les accusait de blasphème enoctroyant à Dieu la sagesse, la justice, l’amour et autres ^
semblables qualités humaines qui ne lui convenaientnullement; car ces qualités étaient en quelque sorte la *
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