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ce feuillage de macaroni, coulaient, au lieu de rayonsde soleil, de vrais flots de beurre doré, et, enfin, tombaitd’en haut une blanche pluie de parmesan râpé.
Hélas 1 on ne pourrait jamais se rassasier de macaronirêvé... Béatrice !
De la cuisine allemande, pas un mot. Elle a toutesles bonnes qualités du monde, et seulement un défaut,mais je ne dis pas lequel. Ce sont des sensibleries palis-sées très-indécises, d’amoureux plats aux œufs, de sin-cères boulettes aux prunes, de la soupe platonique avecde l’orge, des omelettes avec des pommes et du lard, devertueuses andouillettes de ménage, de la choucroûte...Heureux belui qui peut digérer tout cela !
Quant à la cuisine hollandaise, elle se distingue del’allemande, d’abord par la propreté, ensuite par unefriandise particulière;... surtout la manière dont on yaccommode les poissons est d’une amabilité inexpri-mable. Le parfum du céleri y est touchant, intime et enmême temps très-sensualiste. Il y a de la naïveté étudiéeet de l’ail. Cependant, j’y trouve à'reprendre l’usagedes caleçons de flanelle: je ne parle pas des poissons,mais des blanches filles de l’aquatique Hollande.
Mais à Leyde, où j’arrivai, je trouvai la cuisine horri-blement mauvaise. La république de Hambourg m’avaitgâté, et je dois faire après coup l’éloge de la cuisine, eten même temps des belles femmes et belles filles deHambourg. Oh ! dieux ! pendant les quatre premièressemaines que de fois je regrettai les tendres viandes